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Association Culturelle Romandie-Ukraine : appel au Conseil des Etats

Le 19 octobre 2016, le Président du Conseil des États a prévu de recevoir à Berne la présidente du Conseil de la Fédération de Russie, son homologue.

Cette rencontre ne devrait pas avoir lieu dans la mesure où, ces dernières années, les autorités de la Fédération de Russie ont été responsables des forfaits suivants :

Pour ses actions criminelles, la Fédération de Russie a notamment :

La Suisse a veillé jusqu’ ici à ce qu’elle ne puisse être utilisée pour contourner les sanctions internationales adoptées suite à l’annexion de la Crimée. Parmi les personnes sanctionnées et répertoriées par la Suisse figure Valentina Matviyenko, présidente de la Chambre haute du parlement russe et soutien sans faille de la politique de Vladimir Poutine. Pourtant, en dépit des sanctions qui la frappent, le Président du Conseil des États a l’intention de la recevoir, ce 19 octobre, à Berne.

Au prétexte que la situation en Ukraine se serait améliorée, cette visite semble aujourd’hui acceptable aux yeux de certains. Mais en réalité, dans l’Est de l’Ukraine, la situation est loin d’être apaisée ; les accords de Minsk ne sont pas respectés, et les armes lourdes tuent chaque semaine des soldats et des civils. De plus, la Russie se livre à une guerre totale en Syrie, anéantissant notamment la ville d’Alep, dont les habitants de tous âges meurent sous les bombes, y compris non conventionnelles. En 2014, le Conseil National avait annulé l’invitation faite au président de la Douma ; pourtant, depuis lors, la politique du Kremlin ne s’est pas infléchie dans le bon sens.

Si, dans de telles circonstances, le Président du Conseil des États recevait l’émissaire très officiel de la Fédération de Russie, il commettrait une faute politique. Nulle bonne raison ne peut légitimer aujourd’hui l’accueil de la représentante d’un État qui piétine les droits fondamentaux, viole les frontières d’un pays voisin et commet des crimes de guerre. Les vrais amis de la Russie ne sont pas ceux qui souhaitent cette visite ; la Suisse a plus et mieux à apporter à ce grand pays.

Le Conseil des États a l’occasion de délivrer un message fort, sauvegardant ainsi son honneur et celui de la Suisse : nous l’appelons pour cela à reporter cette visite.

Pour l’ACRU : Philippe Gafner

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