Les « combattants pour la liberté de la Novorossiya » (Nouvelle Russie) ont soulevé à Donbass une rébellion armée contre le gouvernement, attirent en Ukraine des terroristes étrangers, usent du soutien militaire, politique et diplomatique du pays voisin. Leur but est la destruction d’Etat ukrainien, séparation de vastes régions du pays et instauration dans ces régions des pouvoirs anti ukrainiens. Ils haïssent sincèrement l’Ukraine, la plupart d’ente eux ont participée à l’annexion de la Crimée.
Mais à la différence de la Crimée, les terroristes russes n’ont pas réussi à gagner dans l’Est aussi facilement.Si en Crimée les « milices » se moquaient de la passivité et de l’impuissance des militaires ukrainiens, à Donbass, ils se sont mis à clamer avec terreur des « atrocités de la junte ». Les dirigeants ukrainiens ont eu la volonté politique de débuter l’Opération Antiterroriste pour arrêter net la nouvelle initiative du Kremlin réalisée à l’aide des « gens polis ». Comme on dit, quand on donne un doigt on peut perdre le bras jusqu’au coude!
Malgré toutes les difficultés, l’OAT suit son cours selon les projets et les buts fixés, et a récolté, tout comme les événements du Maïdan, l’approbation et la recrudescence du patriotisme du peuple. De nombreux volontaires répondent toujours « présent » lorsqu’il s’agit de combattre pour défendre la Patrie. Infatigables sont également les volontaires qui collectent de l’aide financière pour l’armée, ainsi que ceux qui participent à la coordination de divers projets de soutien de nos militaires.
Voyant que la guérilla armée n’a plus de succès, les terroristes et leurs chefs du Kremlin tâchent au moins de sauver une minable enclave terroriste. Du coup de diverses initiatives pacifistes ont vu le jour. On tente de mettre le gouvernement ukrainien autour de la table des négociations avec les rebelles pour acheter la paix au prix de la violation de l’ intégrité territoriale et souveraineté de notre pays, au prix de l’abandon des millions de nos concitoyens en otage aux chefs frénétiques des « armées orthodoxes » et à leurs supérieurs .Au lieu de négocier les conditions de leur reddition, les boeviks-terroristes ont du toupet de proposer d’arrêter l’OAT et de laisser tout comme c’est, sans tenir compte des souffrances de la population civile.
Bien évidemment, tant que nous croyons en notre victoire et en perspective d’instauration d’ordre constitutionnel à Donbass, ces propositions sont inacceptables. J’espère que les plus hauts dirigeants politiques du pays le comprennent clairement. L’Opération Antiterroriste doit se poursuivre!
Il est important de souligner que pour des raisons humains, les forces d’OAT ont limité l’utilisation d’armements lourds. Elles n’utilisent pas de technique militaire de tapis de bombes ni d’autres moyens de la supériorité militaire absolue. A par les terroristes, dans les villes assiégées se trouvent des millions de nos concitoyens civils et les militaires ukrainiens le comprennent très bien, Ceci fait la différence de l’OAT avec les guerres en Tchétchénie.
Je voudrais au passage parler du Caucase du Nord. Notre attention a été attirée par le fait que les futurs chefs de la « République Populaire de Donetsk », Guirkine et Borodaï, à l’époque de la seconde guerre en Tchétchénie ont décrit les actions des militaires russes à Daguestan et à Tchétchénie en tant que les reporters de l’édition pro-russe « Zavtra » (« Demain »)
Pour juger par vous-mêmes de ces pseudo-journalistes, nous vous proposons des extraits tirés de deux articles dans lesquels ils parlent avec éloquence de l’humanisme en temps de guerre, de l’activité antigouvernementale, des protecteurs des terroristes à l’étranger et de bien d’autres choses qui sont d’actualité :
Alexandre Borodaï, Igor Strelkov”La zone de Kadar”,publié dans “Zavtra” du 27 septembre 1999
“La zone de Kadar” voilà comment on appelle aujourd’hui les terres d’une petite république théocratique du “jamaat islamique” d’obédience wahabbite créée il y a quelques années sur le territoire du district de Buynak à Daguestan”.
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Mais la vie paisible s’y est terminée depuis quelques années déjà. Dans les villages devenus bastions des fanatiques religieux ont trouvé refuge des bandits tchétchènes et des terroristes internationaux. Ici, sur les terres russes, se marie et construit sa maison le le sadique jordanien, moudjahid Emir Al-Khattab.
Dans la zone de Kadar, les formateurs expérimentés venus de Turquie et des pays arabes préparaient des saboteurs et des terroristes pour lutter contre les détestés russes. Dans les ateliers spécialisés, équipés suivant la dernière technologie, les wahabbistes produisent leurs propres armes, les mortiers et même les fusils lourds de sniper du calibre 12,7 mm. Cependant, les armes ont été aussi envoyées depuis l’étranger, par exemple, d’Azérbaydjan tout proche. Une partie de ces armes se trouvait dans les arsenaux locaux et le reste partait plus loin au nord, en Tchétchénie.
Les wahabbistes faisaient non seulement la propagande de leur points de vue dans les villages d’alentour, mais aussi se préparaient à la guerre défensive. Ils ont creusé un réseau de tranchées de communication de plusieurs kilomètres, ont construit plusieurs bunkers bétonnés, ont emménagé des dizaines de points de tir. Dans les cavernes de la montagne Tchaban ils ont construit des refuges presqu’impénétrables, postes de commandement, des dépôts d’armes et de munitions.
Ce dont ils se préparaient si longtemps est enfin arrivé. La guerre est arrivée dans la zone de Kadar.
Bien évidemment, les wahabbistes de Daguestan espéraient que les dirigeants et chefs fédéraux allaient agir comme en son temps à Tchétchénie. Ils espéraient que leur résistance longue et féroce ainsi des pertes considérables dans les rangs des forces fédérales obligeront les russes de s’asseoir à la table des négociations. Et là ils pourront obtenir des fonctionnaires-pacificateurs moscovites n’importe quelles concessions, ainsi que recevoir une “compensation” de plusieurs millions. Les chefs des wahabbistes ne pensaient pas que les généraux russes, défiant les “considérations d’humanité”, vont tranquillement et ouvertement utiliser l’aviation et l’artillerie contre les villes et les villages. Les utiliser autant qu’il faut pour épargner au maximum les vies des soldats russes. Ils ont perdu gros.
Et quand même le nettoyage s’est très bien terminé. Toutes les sept maisons avec les dépendances adjacentes ont été couvertes de grenades, fouillées avant d’être incendiées.
Dans la colonne de flammes et le nuage de fumée montait vers le ciel le bien-être de “vrais adeptes du Prophète”.
Dans le même feu ont brûlé les chapeaux des chefs des clans et les machines à laver japonaises, de très chers tapis, des lustres en cristal et des montagnes d’ oeuvres islamistes, des véhicules volés à moitié démontés, et les réserves d’avoine, de pommes de terre et de fourrage de plusieurs années.Les hommes de specnaz n’ont pas trouvé de cadavres dans les bâtiments, bien que leur odeur nauséabonde venait des remblais dans chaque cour. Au feu ont été envoyés des multitudes de cartouches pour fusils et lance-grenades manuelles et plein d’autres déchets militaires abandonnés par les wahabbistes-défenseurs.
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Vers midi les assaillants des troupes internes sont descendus dans leurs campements où les attendaient les vieux blindés, des sacs de couchage et des rations quotidiennes. Les détachements passaient devant de belles maisons en flammes, devant les champs parsemés des cadavres des vaches en décomposition. Les hommes de specnaz rêvaient que le maudit enclave wahabbiste soit rasé de la surface de la terre par des bombes thermobariques ou au moins, brûlé jusqu’au bout, pour que personne ne veuille jamais plus y revenir. Nous n’avions pas de doutes : les hommes des milices russes restant dans les villages tâcheraient de réaliser ce rêve.
L’esprit combatif des militaires russes est au plus haut et la majorité écrasante de soldats sont non seulement prêts, mais désirent combattre contre les tchètchènes et les wahabbistes pour venger ceux qui sont tombés au combat et surtout pour “laver avec du sang” l’offense “subie par l’Etat”. Il n’est pas un secret que pour beaucoup d’entre simples soldats la guerre qui a éclatée est devenue un élan de sentiment de l’appartenance à la nation et la formation de l’idée de la mission historique du peuple russe. Les sous-officiers et les officiers du niveau intermédiaire sont aussi”plus équivalents à la situation” que les officiers russes en début de guerre avec la Tchétchénie. Plusieurs officiers à commencer par les commandant des compagnies ont une réelle expérience des combats sur le territoire d’Itchkéria.
Igor Strelkov “Téchnologie de la trahison” pour le journal “Zavtra” du 9 août 1999.
Il n’y a pas longtemps, les compagnies des chaînes de télévision moscovites devenaient hystériques lors d’une quelconque tentative de limiter l’expansion des wahabbistes pacifiques . Et là “tout à coup” elles ont aperçu que les islamistes radicaux présentent réellement une grave menace pour l’unité territoriale de la Russie et pour les droits et les libertés de ses citoyens. Le fond de pensée de la position actuelle des médias est très clair . On a commandé la guerre. C’est payé! Et la guerre a commencé.
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…d’après les calculs estimatifs, les wahabbistes du Daguestan et de la Tchétchénie peuvent à tout casser aligner 2-2,5 milles de “baïonnettes”. Même si l’on rajoute 3-4 milles de boéviks tchétchènes, ce qui est douteux car ceux-là accourent en si grande quantité pour piller, mais pas pour faire la guerre, on obtient une armée très moyenne. Bien que les Forces Armées russes soient affaiblies, elles peuvent frapper fort… et même frapperont fort si les politiciens ne se mêleront pas.
Les projets de ceux qui dirigent les conflits depuis leurs bureaux au calme sont relativement clairs: provoquer une série de conflits armés en même temps dans le Caucase du Nord . Ainsi les facteurs économiques, de politique intérieure et extérieure vont entrer en action pour mener aux sérieux cataclysmes internes et à une nouvelle”défilée des souverainetés” pour aboutir à une chute de la Fédération de Russie. Compte tenu des circonstances, seule une offensive efficace contre les bandes de boéviks et leur destruction rapide peuvent corrompre les projets des “marionnettistes” N’importe quels retards, temps de marquage, indécision sont criminelles parce qu’ils nous vouent à l’ échec .
Camarades-officiers, ne vous semble-t-il pas que nous reculons depuis trop longtemps?”
Traduit par Viktoria Mait
