Par Slava Rabinovich.
Au même moment où Poutine parlait en direct à la télévision que « nous avons besoin d’une opposition », une perquisition avait lieu dans les bureaux du parti Russie ouverte de Mikhaïl Khodorkovski. Des documents informatiques, les ordinateurs et même les téléphones mobiles des employés ont été saisis. Dans le même temps, deux leaders régionaux du parti RPR-Parnas venus à Moscou ont été arrêtés.
Au même moment où Poutine affirmait en direct à la télévision qu’il n’y a « pas de forces russes en Ukraine », presque tout l’est de l’Ukraine est occupé par des terroristes venus de Russie, avec des uniformes russes, de l’armement russe, du matériel de communication russe, un approvisionnement russe et le soutien des états-majors russes qui sont juste derrière la frontière.
Au même moment où Poutine déclarait en direct à la télévision qu’il ne connaissait pas « le commanditaire de l’assassinat de Nemtsov », mais que bien sûr il est possible de déposer des fleurs sur le pont (quelle générosité de la part du Tsar), les employés de ville pelletaient toutes les fleurs dans un sac à ordures sous les yeux des employés du service fédéral de surveillance sans en laisser une seule sur le pont.
Alors que la moitié de la Sibérie brûle, Poutine n’en a rien à foutre.
Lorsque la crise alimentaire dans se déclenchera dans les régions en juin, Poutine conseillera de manger du raifort ou, pour ceux qui le peuvent, de planter eux-mêmes leurs patates à partir de graines hollandaises.
Le peuple et le Parti ne font qu’un. Le PCUS (dont Poutine n’a jamais officiellement démissionné) est le cerveau, l’honneur et la conscience de notre époque.
Attendons avec hâte le jour où le PCUS et Poutine termineront dans les poubelles de l’histoire, dans le même sac à ordures où ils mettent les fleurs de Nemtsov.
Que chacun d’entre nous fasse ce qu’il peut pour y parvenir.
Slava Rabinovich; traduit par Marc de la Fouchardière.








