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Poutine prépare une guerre hybride en Europe

Pendant que Poutine perturbe avec succès les pourparlers de Minsk, avec l’aide de ses marionnettes-terroristes, il faut avouer que ce serait étonnant que la tactique pacificatrice du Kremlin apporte des résultats. De plus, il paraît que Poutine a vraiment intention de déstabiliser la situation dans les pays européens. D’après mes sources, le Kremlin a déjà élaboré le scénario de la suite de guerre-hybride à mener contre toute l’Europe et le reste du monde civilisé »,-telle est la déclaration de Serguiy Vissotskiy [1], député ukrainien.

À la fin du mois de janvier, le chef de l’Administration du Président russe, Sergueï Ivanov a mis à l’ordre du jour de l’Assemblée du Conseil de sécurité de la Russie la proposition de créer la soi-disant « Légion étrangère russe « . D’après le dessein d’Ivanov, en 2015, la Russie doit former jusqu’à 10 000 combattants étrangers, ressortissants de Lituanie, Lettonie, Estonie, Roumanie, Hongrie, pays Balkans, Biélorussie, Kazakhstan. Leur « stage grandeur nature » devrait se dérouler dans le Donbass, sous tutelle des formateurs russes.

Après le parachutage dans leurs pays d’origine, les combattants de la « Légion étrangère russe » devraient passer aux actions subversives : création du réseau d’agents pour saper le système des États précités. D’après les plans d’Ivanov, en 2018, l’année de la réélection de Poutine, la Russie devrait avoir le contrôle de quelques territoires, qui, dans le cadre de la guerre-hybride, devront être détachés des pays européens, tout comme c’est le cas pour le Donbass. La renaissance de cet empire conditionnel, selon Ivanov, pourrait devenir compensation pour la population russe appauvrie, souffrant du syndrome de « grand empire russe ».

Rappelons, qu’un bon nombre de courants et même de partis européens approuvent la politique de Poutine et représentent une sorte de la V-ème colonne du Kremlin dans les pays européens.

Particulièrement remarquables sur ce fond sont les partis et figures de l’opposition, comme le Front National (FN) [2] et sa dirigeante, Marine Le Pen [3],  français, le Jobbik hongrois, choyé depuis longtemps par Poutine, en Grèce, c’est l’Aube Dorée, en Bulgarie c’est le parti d’extrême-droite Attaka. On peut continuer cette liste, en y ajoutant les représentants des parties « modérés », comme Nicolas Sarkozy [4], Thierry Mariani, Pierre Lelouche [5], Axel Poniatowski [6]  (UMP français), Philippe de Villiers [7] (ancien royaliste) et Nicolas Dupont d’Aignan qui lui succède…

En gros, la guerre de la Russie contre l’Europe ne fait que commencer, et bientôt toute sorte de « rebelles » et de « séparatistes » pourraient refaire surface loin de l’Ukraine, dans les pays européens.

Par InformNapalm, [8] avec utilisation des médias et du texte de Serguiy Vissotskiy.