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Russie : de la difficulté à freiner la machine de l’histoire.

on 2014-12-19 | | Les Actualités | Opinion Print This Post Print This Post

par Annie Daubenton.

Cherchant à affoler l’Ukraine, les fauteurs de trouble du Kremlin pourraient subir quelques effets boomerang. Des personnages proches du pouvoir commencent à exprimer à voix haute leurs inquiétudes, les opposants précisent leurs diagnostics, tandis que les « leaders » des enclaves séparatistes se montrent décidément très bavards.

Cette machine à dévier le cours de l’histoire lancée à toute allure il y a une année pourrait bien au passage venir bousculer son initiateur.

Ancien proche du Kremlin, toujours lié aux cercles du pouvoir, et qui fut d’ailleurs l’oreille de Poutine au moment de la révolution orange, Gleb Pavlovski reconnaît que le président russe a su se montrer inattendu et même en tirer avantage, mais il deviendrait maintenant inattendu pour lui-même, ce qui serait plus inquiétant[1]. L’ancien conseiller du président appuie son propos sur quelques constats :

. Le système est à bout de souffle et ne protège plus que son chef. Cette sclérose de l’appareil d’Etat frapperait l’ensemble de la chaîne de décision, « des cadres atteints de haut en bas d’atrophie et que nous n’avons plus le temps de former. » Le renouvellement du personnel se fera « avec ce qu’il y a », mais en restant conscients « que ce sont eux qui vont nous remplacer ».

. La cote de popularité du pouvoir russe serait une illusion. Ces « ratings » qui justifieraient la légitimité du système, Pavlovski les considère aussi absurdes que « ces questions dont les réponses sont inutiles et ne changent rien ». Selon lui, la population répond mécaniquement aux enquêtes sociologiques « parce que le soleil se lève et se couche, mais que de toute façon on continuera à se contenter de sarrasin ».

Dans ce paysage immobile, la politique est un théâtre qui laisse la société impuissante : « nous sommes juste invités à regarder ce qui se passe, comme au spectacle »

. Au niveau international, le décalage se mesure non pas en se comparant aux pays occidentaux, mais selon « nos propres difficultés pour subvenir à nos besoins ». Impossible de ne plus bouger. « Nous arrivons au point où la théorie scientifique des catastrophes est appelée ‘bifurcation’ ».

Après la surprise initiale (Crimée / Donbass) se pose, au pouvoir russe, la question du 2ème bond : dans quel sens allons-nous maintenant nous diriger ? « Le pire est à craindre, note l’ancien conseiller du président, car comme toujours nous ne savons pas où nous allons. Et ce serait terrible si V. Poutine oubliait dans cette situation qu’il ne dirige pas la Novorossia[2], mais la Fédération de Russie ».

CALMER LE TUMULTE INTÉRIEUR

   Où allons-nous et quel est le but de l’embarcation ? Lilya Shevtsova, politologue, historienne, fine connaisseuse des deux pays, nuance la volonté « impérialiste » qui serait présentée comme principal mobile de V. Poutine ; elle privilégie plutôt dans les « buts de guerre » la nécessité de calmer le tumulte intérieur[3].

Selon elle, tout commence en 2011 quand les Russes sont descendus dans la rue sommant Poutine d’élaborer un nouveau régime politique. A Bolotnaïa, il eut peur que « nous soyons bientôt non plus 300 mille, mais 3 millions » et a donc mis sur pied un régime exceptionnellement répressif. « A la fin 2013, écrit-elle, ce n’était plus le vieux Poutine, mais un nouveau régime autoritaire à tendance bonapartiste qui était en marche ». C’est alors que surgit Maïdan, mais les Russes étaient déjà retournés à leur cuisine [seul lieu de libre expression sous l’Union soviétique] et les prisonniers de Bolotnaïa purgeaient leur peine entre quatre murs. « Poutine ne pouvait avoir le dernier mot dans la Russie contemporaine qu’en fermant les fenêtres et verrouillant les portes, tout en mettant le pays dans une ambiance militaire et patriotique ».

Pour Poutine, l’Ukraine n’est pas un Etat mais un vecteur de la politique intérieure russe. L’Etat frère serait un laboratoire qu’il utilise pour « calmer la Russie ». De ce point de vue, la tâche intérieure est plus importante pour lui que les buts expansionnistes.

Mais à part Maïdan, les Ukrainiens auraient commis une faute plus grave encore en remettant en cause cette légitimité historique sur laquelle la Russie s’appuie depuis le baptême de la Rus’ en 988. « Car la Russie, à travers les tsars, les Secrétaires généraux du Parti, puis les leaders post-soviétiques, a suivi imperturbablement la chronologie de Kiev. » Et les Ukrainiens voudraient ainsi s’emparer de 1000 ans de christianisme et de la légitimité de l’Etat russe ? Imposture, ironise L. Shevtsova.

BRISBANE, CET HALLOWEEN DIPLOMATIQUE

   Chacun s’interroge sur la Berezina diplomatique que fut le Sommet de Brisbane, pour Poutine d’abord selon Dmitry Oreshkin, analyste politique indépendant après avoir démissionné du Conseil pour les Droits de l’homme avant le 3ème mandat de V. Poutine[4]. Selon lui, le bluff  ne marche plus et l’Ouest le lui a fait vertement comprendre. Il pointe, entre autres, deux erreurs d’analyse du Kremlin : avoir tout misé sur la lâcheté de l’Occident, et avoir pensé que la population d’origine russe en Ukraine accueillerait avec enthousiasme ces « petits hommes verts bien polis ».

Hostile aux sanctions tout comme à la mise à l’écart actuelle de la Russie, G. Pavlovski voit plutôt dans le dernier G20 une mise à mort de la vie diplomatique dans son ensemble et considère le Sommet comme un « Halloween diplomatique ».

LES TWEETS DES SÉPARATISTES

Tantôt bénéficiaires tantôt repoussoirs des aléas de la diplomatie, les leaders séparatistes de leur côté tweetent abondamment et usent des réseaux sociaux dont la qualité principale n’est pas la discrétion. Ce faisant, ils laissent étourdiment ou pas des traces qui mènent au sein du pouvoir russe.

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« Le président doit quitter le cercle de ses vieux amis », entretien publié le 18 novembre 2014.http://www.gazeta.ru/politics/2014/11/18_a_6305113.shtml[2]La Novorossia, ou « Nouvelle Russie », création historico-poutinienne qui s’appuie sur les terres colonisées au XVIIIème siècle par l’empire pour justifier l’intervention en Ukraine et l’arrondissement du territoire russe.[3] Lilya Chtchevtsova (Novoe Vremia, 17 nov. 2014) : « Les trois principaux buts de Poutine en Ukraine. Le maître du Kremlin considère l’Ukraine comme un laboratoire expérimental pour calmer les Russes ».http://nvua.net/opinion/shevcova/tri-glavnyh-celi-putina-v-ukraine-20803.html[4] « En direct » par Dmitriy Orechkin, Ejednevnyi Journal, 17 novembre 2014. http://ej.ru/?a=note&id=26486#

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